Voyage humanitaire : comment éviter le volontourisme ?

Le volontourisme est un mot-valise issu de la contraction des mots “volontariat” et “tourisme”. Il s’agit de séjours touristiques durant lesquels on proposera des services à des populations défavorisées. Aujourd’hui, le volontourisme est devenu un véritable business. Beaucoup de jeunes à la recherche d’une expérience dans la solidarité internationale tombent dans ce type de séjour sans le vouloir. Découvrez nos conseils pour bien vivre votre séjour humanitaire, et éviter les expériences de type volontourisme.


1- Bien choisir son organisme

C’est le point le plus important. Ne négligez pas l’étape de recherche de votre organisme et prenez le temps de vous renseigner dans les moindres détails. Ne vous limitez pas au site internet de l’organisme et pensez à appeler, posez des questions et surtout, recherchez le témoignage d’anciens volontaires. Il n’y a pas de moyen plus efficace pour vous assurer de l’authenticité de l’expérience proposée.

Petit conseil : évitez les gros organismes internationaux tels que Projects Abroad. Ce dernier propose des séjours très onéreux et envoie des gens sans compétences sur des missions très techniques.

Si vous voulez une valeur sûre, privilégiez les programmes gouvernementaux, tels que le service civique et les chantiers internationaux.

2- Savoir où va son argent

La question de l’argent est au coeur du débat sur le volontourisme. En effet, la particularité des organismes proposant du volontourisme est leur coût très élevé. Les séjours de deux à trois semaines peuvent parfois s’élever à 2 000 euros, hors billet d’avion.

S’il est normal de payer pour le logement et la nourriture, assurez-vous que votre argent va bien au bon endroit, et n’hésitez pas à questionner l’organisme à ce propos. Certains organismes vont en effet reverser une partie de l’argent à l’organisme local pour aider la communauté, mais ce n’est pas le cas pour tous.

3- S’assurer qu’on peut avoir un impact

La volonté de partir en mission humanitaire relève souvent d’un idéal : beaucoup de jeunes, après le lycée ou pendant leurs études, souhaitent se confronter à une autre culture, donner de leurs temps et de leurs compétences à une population défavorisée. Cependant, il est important de s’assurer que l’on pourra réellement avoir un impact sur place. Si vous avez des compétences dans le digital, en agriculture, ou en éducation, vous pourrez par exemple les mettre en valeur et proposer de travailler sur des projets en accord avec ces compétences.

4- Participer à une réunion d’informations

Un organisme qui ne vous propose pas de réunion d’informations est en général peu fiable. Il est très important de vous assurer d’avoir les informations nécessaires avant votre départ. Si une petite formation de préparation au terrain est proposée, cela est d’autant plus rassurant.

5- Penser aux alternatives gratuites

Enfin, tout le monde ne le sait pas, mais beaucoup d’alternatives gratuites existent pour ceux qui souhaitent réaliser un séjour humanitaire. Le woofing en est une. Contrairement aux idées reçues, ce type de séjour ne se limite pas aux travaux dans des fermes en Australie. Via le site workaway, vous pouvez par exemple travailler dans des ONG, dans des écoles, des communautés, des familles, n’importe où à travers le monde. Et dans ce système, aucun argent n’est échangé : vous êtes logé et nourri en échange de vos services et compétences.

Vous souhaitez en savoir plus sur le volontourisme ? Découvrez notre podcast sur le sujet !